En 2008, lors de vacances dans le Trièves (Isère), nous utilisons pour la première fois des appareils numériques.
Barrage et lac de Monteynar
Depuis 1962, le barrage de Monteynard se dresse sur le Drac. Il constitue avec ceux du Sautet, de Saint-Pierre de Méaroz et de Notre-Dame de Commiers, les ouvrages majeurs de l’aménagement hydro-électrique de ce torrent. Haut de ses 153 mètres, il forme le lac de Monteynard-Avignonet d’une dizaine de kilomètres de longueur sur 300 mètres de largeur. Le lac est constitué de deux principaux bras encaissés issues des anciennes gorges du Drac et de l’Ebron mais aussi d’autres ruisseaux de moindres importances. Les rives schisteuses montrent des aspects vertigineux où de nombreux endroits sont inaccessibles.
Les gorges du Drac en aval du barrage
Le barrage de Monteynard
Les aménagements touristiques
Un belvédère est aménagé à l’aplomb du barrage nous plongeant immédiatement dans l’ambiance vertigineuse de ce site.

Les passerelles himalayennes
Depuis 2007, nouvelles sensations avec les deux passerelles himalayennes tendues au-dessus des gorges.
Elles permettent de passer à pied par un chemin de randonnée du Trièves à la Mathésine. L’une traverse l’Ebron et l’autre le Drac à une hauteur variant de 45 à 85 m suivant le niveau de l’eau. Celle sur l’Ebron est longue de 180 m et celle sur le Drac de 220 m. Leur largeur est de 1m20. Les deux passerelles traversent des gorges particulièrement encaissées dans un environnement minéral schisteux.
Le circuit de randonnée est long d’environ 12 km de la base nautique de Treffort à la plage de Savel avec un retour possible par le lac via le bateau la Mira. Suivant le niveau du lac, la hauteur entre la surface et la passerelle peut varier entre 45 et 80 mètres.


Le lac est aussi balayé par le vent pour la plus grande joie des amateurs de « voile ». Ce lac est également bien connu des pêcheurs . En effet, il l réserve de belles surprises avec de nombreuses espèces piscicoles présentes.

Avant l’éboulement d’octobre 2010, le Train Touristique de la Mure emprunte un parcours vertigineux en surplomb du lac. L’exploitation de la ligne ferroviaire touristique cesse en 2010 suite à cette éboulement sur la voie. Suite à des aménagements, le service touristique reprend en 2021 entre La Mure et le belvédère surplombant le lac de la rive droite.
Documentation :
Pierre Crausse et François Viellefosse, de l’eau à la lumière, Ed. Loubatières
A proximité
Le Mont Aiguille
Le Mont Aiguille est l’une des Sept Merveilles du Dauphiné. Il se situe dans le Trièves isolé de la longue falaise Est du Vercors. Le col de l’Aupet le relie au massif du Vercors. Le sommet est à 2 086 mètres d’altitude. Depuis 1970, ce site est intégré au Parc Naturel Régional du Vercors et depuis 1985 à la Réserve Naturel des Hauts Plateaux du Vercors.
Saint-Michel-les-Portes, Clelles et Chichilianne sont les villages dominés par l’imposante masse calcaire avec des vues différentes. Il est bien difficile de détacher son regard de la montagne tant il en impose et fascine. D’après les quelques récits, c’est un sentiment partagé depuis le Moyen-Âge.
La première ascension
Dès 1211, cette montagne est considérée comme un mont inaccessible. En effet, Le Mont Aiguille se dresse telle une forteresse naturelle. Avec son pourtour de falaises entre 200 et plus de 300 m de hauteur, il se présente donc comme un défi de conquête. Par ailleurs, des mystères entourent l’espace sommitale inconnu attisant un peu plus la convoitise de conquête. Alors, le 26 juin 1492, sur ordre de Charles VII, Le Mont Aiguille est gravi par une équipe emmenée par Antoine De Ville. C’est un capitaine spécialiste des techniques d’assaut des places-fortes. Le mont est alors baptisé « Aiguille-Fort », c’est dire l’analogie avec les forteresses. Cette ascension est considérée comme les prémices de l’alpinisme.
Il faut attendre 1834 pour qu’une deuxième ascension se réalise par la voie normale. Des câbles sont posés en 1878 pour faciliter l’ascension.
Un avion atterrit sur le pente sommitale
En 1957, le spécialiste des vols en montagne, Henri Giraud, pose son avion sur la prairie sommitale en légère pente. Il renouvelle des atterrissages à 53 reprises.
Randonnées
Maintenant, les randonneurs peuvent en faire le tour en appréciant le charme de cette région et de ces hameaux traversés, Ruthière, Donnière, Richardière et Trézanne. Ainsi, vous plongerez dans l’approche du monde rural en moyenne montagne.
Suivant les saisons, gentianes, trolles, muguet et narcisses sont présents dans les talus et les prairies.
Du col des Pellas au col de Papavet Le Mont Aiguille montre différentes faces. Au col de Papavet, la silhouette altière et emblèmatique se dévoile. De quoi en faire le symbole illustrant les étiquettes des produits régionaux, dont celle du délicieux fromage fabriqué par la laiterie du Mont Aiguille1.




Pour les cyclotouristes, le col de l’Allimas et le col du Menée offrent de beaux points de vue sur le Mont Aiguille.
Documentation :
1 http://www.fromagerie-mont-aiguille.fr/
En Chartreuse et Vercors, Serge Coupé, Ed. Arthaud, 1977, p. 135 à 140
Création de la Réserve Naturelles des Hauts-Plateaux du Vercors : Décret n°85-280 du 27 février 1985
http://www.reserves-naturelles.org/hauts-plateaux-du-vercors
Le topo du Tour du Mont-Aiguille : https://ignrando.fr/fr/parcours/189633-tour-du-mont-aiguille-17-km-1100-m/ publié par CDJ Rando 06
Carte IGN top 25 n°3236OT
Le Pas du Serpaton
Du Rocher du Bouchet au Rochers des Cotes s’étire une ligne de crête séparant la vallée naissante de la Gresse et la vallée du Drac.
Le versant de Gresse-en-Vercors se présente en pentes douces avec des alpages, le versant de Monestier-de-Clermont est abrupt. C’est une courte promenade d’environ 400 mètres de dénivelé se terminant sur une route goudronnée. L’intérêt est de s’inscrire dans une démarche d’initiation à la randonnée, de part le paysage et la vue, la flore, la faune, la géologie et l’activité pastorale sur les alpages.
Après les 300 premiers mètres gravis et à la sortie de la forêt, le Mont Aiguille nous accompagne jusqu’au sommet, de même que l’imposante balcon Est du Vercors avec pour point culminant, le Grand Veymont (2341m).
















Documentation :
Randonnées en Alpage, Agnès Couzy, Claude De Merville, Le Vallon de Chauplane et le Pas de Serpaton, p.40 à43



