Au cœur de la Chartreuse, le monastère de la Grande chartreuse

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La création du monastère de la Grande Chartreuse par (saint) Bruno

Pour commencer, l’article « Saint Bruno, Fondateur des Chartreux » nous rappelle les prémices par Bruno de la Règle des Chartreux ainsi que la création du monastère de la Grande Chartreuse.


Le site du « désert »

Le site de la Chartreuse donné par Saint Hugues a une superficie de 15 000 ha. A la suite, Bruno en fait le « désert ». L’installation des chartreux est attestée par une charte dés 1086. L’évêque Hugues conforte alors cette idée de désert en rédigeant en 1100 une charte posant plusieurs interdits. Ceux-ci sont par exemple le passage des femmes, des hommes armés, des troupeaux (passage ou pâturage), interdiction de la pêche et de la chasse. Cet espace devient clos, fermé par plusieurs portes « symboliques ». Certains sites naturels encaissés et étroits comme Fourvoirie ou la porte de l’Enclos rendre déjà l’accès difficiles. Ainsi s’érige une troisième clôture après la cellule et l’enceinte du monastère.
L’emplacement des premiers bâtiments en bois se situe à proximité de la chapelle Saint-Bruno et Notre-Dame de Casalibus. Suite à une avalanche en 1132, le site est détruit et tue plusieurs moines.

L’extension du « désert »

Au fur et à mesure des donations, comme les sites de Bovinant, de l’Oursière, de Currière et de Curriérette, le désert s’agrandit de 1103 à 1129. Leurs accès sont aussi difficiles. Dès lors, ces limites sont actées par une bulle pontificale en 1133 et bornées avec le symbole du globe surmonté d’une croix. Par la suite, ce modèle cartusien est repris pour construire les nouvelles chartreuses.2

La Correrie, la maison basse

A 3 km de Saint-Pierre-de-Chartreuse se situe la Correrie, la maison basse. Jusqu’en 1679, c’est un lieu de résidence et un lieu de travail pour les frères convers (ou frères lais). Depuis 1957, La Correrie abrite le musée de la Grande Chartreuse.
Pour les randonneurs, le parking tient de lieu le départ vers le Petit Som par le col de la Ruchère, le Grand Som par le col de Bovinant, le belvédère d’Arpison par le habert de Billon.

Après avoir quitté la Correrie, le ton est immédiatement donné avec les contreforts du Grand Som en calcaire Urgonien, tout comme la crête sommitale et l’arrête de la Suiffière.

A l’approche du monastère de la Grande Chartreuse, les falaises du Grand Som deviennent plus écrasantes. Cet angle du monastère est occupé par les bâtiments réservés au travail, menuiserie, forge, garage, anciennes écuries, ancienne distillerie et salle de préparation des plantes. Alors que la majorité des toits du monastère sont en ardoises, ceux-ci sont recouvertes de tuiles.

La menuiserie

Les bâtiments imposants de l’hôtellerie, dont les pavillons d’Italie et d’Allemagne

Sur le ruisseau Saint-Bruno descendant du col de la Ruchère, l’une des obédiences, un moulin recouvert de tavaillons (tuile en bois).

Le monastère

L’une des caractéristiques du monastère de la Grande Chartreuse sont les toitures d’ardoises. Certaines viennent d’être restaurées. Entre 1320 et 1676, plusieurs incendies détruisent des bâtiments et particulièrement les toitures. A cette époque, les toits sont recouverts de tavaillons.

En s’élevant dans les prairies, Le Chamechaude se dévoile. C’est le point culminant du massif de Chartreuse avec ses 2082 m. A l’amorce de la Combe Bachais, le calvaire domine le monastère et offre une belle vue sur les sommets environnants.

Des narcisses à l’envoutant parfum
La Chapelle Notre-Dame de la Salette à proximité de l’entrée
Plusieurs sources jaillissent des contreforts du Grand Som
La scierie

Chaque année, les moines s’affairent à l’indispensable préparation du bois de chauffage. Parfois, les hivers en Chartreuse sont longs et rigoureux. Le toit de ce bâtiment est également recouvert de tavaillons.

Lors de l’expulsion en 1903, Dom Michel Baglin et Dom Clovis quittent le monastère sous escorte policière en empruntant ce chemin. Les chartreux reviennent en 1940 après 37 années d’exil en Italie.

Le monastère et ses dépendances sont classés aux Monuments Historiques.

Documentation :

1 Saint Bruno, fondateur des Chartreux (✝ 1101)

2 Musée dauphinois, Le Grande Chartreuse, au-delà du silence, Ed. Glénat, p. 21, 22

René Favier, Visiter le monastère de la Grande Chartreuse (XIXe – première moitié du XXe siècles)

Vue générale du monastère, Musée dauphinois, Le Grande Chartreuse, au-delà du silence, Ed. Glénat, p. 49, 50

Le monastère de la Grande Chartreuse, la lumière de Dieu

Monastère de la Grande Chartreuse : Fiche Mérimée PA00117265


Commentaires

Une réponse à « Au cœur de la Chartreuse, le monastère de la Grande chartreuse »

  1. […] Au cœur de la Chartreuse, le monastère de la Grande chartreuse […]