Visité le 11 avril 2025
Le Centre Historique Minier de Lewarde est le plus grand musée des mines de charbon en France. Il s’agit des anciennes installations de la fosse Delloye.
Les travaux de creusement du premier puits commencent en 1911. mais sont interrompus en raison de la Première guerre mondiale. La mine reprend son activité en 1931. La concession appartient alors à la Compagnie des Mines d’Aniche jusqu’à sa nationalisation en 1946. A cette époque, un millier de personnes travaille sur le site. Pour des questions de rentabilité, l’exploitation cesse en 1971. En effet, l’étroitesse des veines de charbon est un inconvénient majeur.
Le projet de musée nait de la réflexion de la direction des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais (HBNPC). Afin de témoigner de trois siècles d’activité charbonnière, l’idée est la création d’un centre historique minier. Le projet est validé en 1973. Le projet s’oriente donc vers la fosse Delloye alors en instance de démantèlement. Son caractère représentatif de l’entre-deux guerres, sa position au centre du bassin minier et sa situation proche du réseau autoroutier scelle l’émergence de la réhabilitation de ce site historique.

Le site minier
Pour simplifier la compréhension de la visite du site, nous suivons le plan2 fourni à l’entrée.
Un premier espace sert aux expositions temporaires. Lors de ma visite en avril 2025, le thème exposé est : « La mine c’est du sport ». Il s’agit d’évoquer des sportifs natifs de la région Nord – Pas de Calais.
Il suffit de suivre le marquage des couloirs d’un stade d’athlétisme pour découvrir la tenue de Guy Drut. L’athlète la porte lors de la finale du 110 mètres haies aux Jeux Olympiques de Munich en 1972.


Un peu plus loin, les maillots de champion de France et de champion du monde de cyclisme sur route en 1962 de Jean Stablinski
Puis, la coupe Drago remportée par le Racing Club Lens à trois reprises. Raymond Kopa et Georges Lech sont les illustres représentants des joueurs de football.
La visite des bâtiments de jour
En traversant le carreau de la fosse pour rejoindre les bâtiments de jour, se dresse fièrement les deux chevalements. 
Les mineurs entraient dans ce bâtiment pour s’équiper puis rejoindre le chevalement, et inversement lors de la fin du travail. Ce long couloir dessert les différents bureaux et différentes salles indispensables à la vie ouvrière quotidienne. Dans certaines d’entre elles sont installées les expositions « A l’origine du charbon, la Carbonifère », « Les trois âges de la mine » et « La vie dans la cité minière ». 
Incontournable, le passage des mineurs par la salle de bains. Effectivement, les mineurs parlent de salle de bains, de vestiaire ou encore de lavabos. A ce propos, le terme « salle des pendus » est une invention journalistique suite à la catastrophe des mines de Courrières en 1906.3 
Indispensable également, est de prendre sa lampe de mineur en échange du jeton associé au numéro de sa lampe. Cela permet de visualiser la présence ou l’absence des mineurs. Et donc la non restitution de la lampe signale le déclenchement des mesures de sécurité. Le dur travail en lampisterie est réservé en partie aux femmes.
L’endroit est glaçant, l’infirmerie 
L’extérieur des bâtiments de jour
Le moulinage
Pour accéder à la recette du jour ou moulinage, les mineurs doivent prendre cette passerelle battue par les vents et les intempéries.
Avant de descendre dans la mine un regard sur la passerelle de stock où arrivent, entre autres, les bois servant au boisage.

A proximité le parc à bois et sa scierie
Un moment émouvant, l’arrivée à la recette du jour ou moulinage
En effet, il s’agit du lieu en surface où se situe la plate-forme de la cage et par où transite les berlines. A cet instant, nous imaginons l’activité intense qui régnait à cet endroit.

La visite de la galerie de la mine
Au fond de la mine, un train servant à emmener les mineurs sur les différents chantiers
Un marteau-piqueur attend son mineur
Nous retrouvons l’air libre
Les imposants bâtiments du triage du charbon et le faisceau ferroviaire. Là encore, le triage du charbon était un éprouvant travail réservé aux femmes.
Sur le carreau de la mine, les annexes ferroviaires intimement liées à l’activité minière
Afin de s’imprégner de ces lieux, il convient de prévoir la journée complète et de prendre le temps de visiter les parties libres et de déambuler sur le carreau de la mine. L’ancienne scierie abrite le restaurant Le « Briquet », de quoi apprécier et déguster les saveurs régionales lors du repas de midi.
De plus amples photos avec l’album : Centre Historique Minier de Lewarde
Documentation :
1 Le centre historique minier
2 Plan de visite du centre historique minier
3 Florence De Ny, D’où vient l’expression «salle des pendus»?, La Voix du Nord, 16 Novembre 2021
Virginie Malolepszy et Karine Sprimont, Un site emblématique d’une aventure humaine et industrielle, Le centre historique minier
https://histoire-image.org/
https://mineurdefond.fr/fr-tarts
http://idemdito.org/files/pcs/france/lewarde/11.jpg

